Michel Boucher

Passeur de mémoire

Lauréat des trophées du sport et de la vie associative, le 11 janvier dernier, Michel Boucher met depuis des années sa plume au service de l’Histoire de la ville, afin de la transmettre aux générations futures.

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C‘est près du centre-ville, dans la maison où il a vu le jour, que Michel Boucher vit aujourd’hui. Après une belle carrière dans la police, dans la Manche puis les Côtes-d’Armor, il est revenu dans la ville de ses origines. « Mes racines sont profondes, puisque ma famille vit ici depuis le XIVe siècle » souligne le Guipavasien. Depuis sa retraite en 2008, il consacre son temps à de multiples associations locales : Horizons, AVF, Les amis de la chapelle Saint-Yves... Mais c’est pour le patrimoine que ce passionné d’Histoire s’investit depuis le plus longtemps. Membre du premier comité du patrimoine de Guipavas créé en 1989, il est depuis 2001 vice-président de l’AGIP, aux côtés de Marc Tréanton, Padrig Jacolot, et aujourd’hui de Miliau Kermarrec.

Un travail collectif

L’association Guipavas identité et patrimoine est également le club des historiens de Guipavas. « Depuis un an, on organise chaque mois un rendez-vous sympa, durant lequel chacun apporte un document sur la ville : témoignages, photos, archives, etc. L’important est de recueillir un maximum d’infos et, surtout, de les transmettre. » Un travail collectif grâce auquel le fonds est aujourd’hui bien garni. « Nous redonnons tout aux Guipavasiens, sous forme de livres, de fêtes ou de visites commentées. »

Partager les souvenirs

Dans le cadre de l’AGIP, Michel Boucher intervient dans les écoles et les collèges sur des sujets historiques, mais aussi dans les EHPAD, notamment auprès des personnes souffrant d’Alzheimer. « On leur propose des sorties ou des activités pour essayer de les faire se souvenir des choses de leur jeunesse. » L’ancien commandant de police mène aussi des enquêtes de terrain auprès des anciennes familles de Guipavas. « Ils me donnent des photos, partagent leurs souvenirs, je leur suis vraiment reconnaissant », confie le retraité, avant d’ajouter : « J’ai de la chance, je reçois plus que je ne donne. »

Les rives de l’Élorn

« Très attaché » aux bords de l’Élorn, où il a passé une grande partie de son enfance (à la ferme de Pen an Traon), il a consacré plusieurs ouvrages au sujet, dont Un siècle de vie sur les rives de l’Élorn, 1844-1944. De 1996 à 2004, il met sa plume au service du bulletin paroissial de Guipavas. Aujourd’hui, il signe la page Histoire du Guipavas le mensuel que vous tenez entre les mains. Ce goût pour la narration, il le doit à un grand-père conteur : « J’ai toujours entendu des histoires et très tôt, j’ai noté ces souvenirs. » Passionné par l’Iliade et l’Odyssée, il tente aujourd’hui de transmettre ces mythes à ses trois petits-enfants.

 

Pauline Bourdet